Le site notoire Mo Ti News dont le propriétaire reste un mystère tue même des gens qui sont toujours vivant : le cas de Binaca Rajcoomar

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Binaca Rajcoomar Langur aussi connu comme ‘Reshma Lungar’ sur Facebook est belle et bien vivante

Voulant diffuser des informations sur l’actualité qui suit à Maurice, Mo Ti News est bien allé jusqu’au bout. Comme il précise sur son site web : « Tout le monde a une histoire. Mo Ti News a aussi son histoire, une histoire de passion et de dévouement sans faille pour exécuter une vision claire et aider les autres. » Ces phrases restent ambiguës pour le moment et nulle ne sait qui a bien pu faire une chose pareille.

Parlant de « faille », Mo Ti News est allé jusqu’à prendre la photo d’une personne sur son compte Facebook pour la mettre dans un article en ligne. En effet, c’est la photo de Binaca Rajcoomar Langur. Ce qui remet en question les écrits sur la plateforme : « Mo Ti News propose un contenu frais, brûlant et réel. Pas de demi-vérités, de saveurs ajoutées ou de camouflages.»

Binaca Rajcoomar Langur aussi connu comme ‘Reshma Lungar’ (le même nom comme la victime violée, brûlée et morte) sur Facebook a été bouleversée en apprenant qu’un article, incluant sa photo, a été publié sur le site web de Mo Ti News le vendredi 16 novembre. « J’étais au travail et j’ai commencé à recevoir plusieurs appels de mes proches me demandant si j’allais bien. Au début, je ne comprenais pas,  mais lorsque j’ai demandé la raison de leurs inquiétudes, ils m’ont expliqué que, selon l’article de Mo Ti News, je suis déclarée violée, brûlée et morte  », dit-elle.

C’est à travers des ‘screenshots’ de l’article de Mo Ti News envoyés par son mari qu’elle s’est rendu compte de ce qui se passe. « C’est là que j’ai tout compris. Sur Facebook, mon nom est ‘Reshma LUNGAR’ tout comme celui de la victime. Et des photos de moi ont été piquées sur mon compte Facebook par Mo Ti News pour illustrer son article », explique la dame. Mo Ti News a déjà eu des claches avec d’autres journaux à Maurice concernant le plagiat des articles et la circulation des fausses informations.

La jeune femme est très mécontente de cette situation ; « Ce n’est pas possible que ces sites en ligne puissent prendre les photos des gens sans autorisation. Cela m’a causé beaucoup de préjudices et je compte aller de l’avant avec cette affaire ». Par ailleurs, cette affaire reprend un peu  l’amendement qui a été apporté à l’ICT Act : « using an information and communication service for purpose of causing inconvenience to a person ».

De ce fait, elle a porté plainte contre ce site web aux Line Barracks et compte consulter un avocat dans les jours à venir sur la marche à suivre. Elle reste perplexe en se demandant : « Comment peut-on prendre la photo d’une personne sur son compte Facebook et l’utiliser sans aucune gêne,  de plus l’associer à une personne décédée, sans vérifier si c’est vraiment cette personne sur la photo »

Il est important de vérifier toute information concernant un article, surtout si c’est une personne.  « Lorsque vous lisez Mo Ti News, vous investissez dans la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. » Mais à quel prix ? Il faut faire très attention et être vigilant.