des absents de poids – JeuneAfrique.com

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Les États-Unis co-organisent avec la Pologne, mercredi 13 et jeudi 14 février à Varsovie, une conférence internationale sur le Moyen-Orient. Ils entendent à cette occasion discuter de la situation politique dans la zone, et surtout accentuer la pression sur l’Iran.


Le sommet, dénommé « conférence ministérielle pour la promotion de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient», est marqué par de grandes absences, malgré les 60 représentants attendus. Les ministres des Affaires étrangères français et allemand ne sont notamment pas présents, ainsi que Federica Mogherini, la haute représente de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères, officiellement pour « des raisons d’emploi du temps ». Quant au Royaume-Uni, il sera représenté lors de cette conférence par son ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt.


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Autant d’absences qui soulignent les tensions grandissantes entre l’UE et les États-Unis, surtout depuis le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran. « Nous ferons de réels progrès. Il y aura des dizaines de pays disposés à œuvrer à un Moyen-Orient plus stable, et j’espère qu’au moment de nous quitter jeudi, nous aurons atteint ce but », a toutefois nuancé mardi lors d’une conférence de presse le secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

Une conférence anti-Iran ?

Sur le volet énergétique, États-Unis et Pologne s’opposent fermement au projet North Stream 2, qui prévoit l’acheminement du gaz russe vers l’Europe, en passant par la mer Baltique et l’Allemagne. le chef de la diplomatie américaine a déclaré que son pays ferait tout ce qui était en son pouvoir pour bloquer ce projet de gazoduc : « Nous ne pensons pas que ce projet soit en faveur de la sécurité de l’Europe. Nous pensons qu’il fournit de l’argent à la Russie, de telle sorte que cela affaiblit la sécurité du continent européen. »

La mise sous pression maximale de Téhéran peinant à convaincre, Washington et Varsovie ont élargi l’agenda à des questions plus générales de stabilité régionale

D’autres questions seront discutées, notamment concernant le conflit israélo-palestinien et le terrorisme. Jared Kushner, conseiller et gendre de Donald Trump, devrait s’exprimer jeudi dans le cadre de ce sommet, à l’occasion d’une de ses rares apparitions publiques.

En annonçant début janvier l’organisation de cette conférence, Mike Pompeo avait mis en exergue « l’influence déstabilisatrice » de l’Iran. La vision américaine d’une pression maximale sur Téhéran peinant à convaincre d’autres pays, Washington et Varsovie ont élargi l’agenda à des questions plus générales de stabilité régionale.

Israël menace, Téhéran répond

Cette conférence est organisée alors que les tensions sont à leur paroxysme entre l’Iran et Israël. « Les missiles israéliens peuvent aller très loin », à déclaré mardi Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, dans une mise en garde à l’égard de l’Iran.

Lors d’une visite sur une base navale à Haïfa (nord), Netanyahou s’est dit « impressionné » par ce qu’il y a vu. « Les missiles que vous voyez derrière moi peuvent atteindre n’importe quel ennemi, y compris les sbires de l’Iran dans notre région », a-t-il affirmé, dans une apparente référence au mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de l’Iran et engagé militairement en Syrie.


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De son coté, la République islamique a réagi mardi via un haut commandant militaire cité par l’agence de presse IRNA, qui a déclaré que la prochaine réunion de Varsovie sur le Moyen-Orient n’influencera pas les politiques iraniennes. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a soutenu quant à lui que la réunion en Pologne avait d’ores et déjà échoué à atteindre ses objectifs. « La réunion hostile n’arrivera pas à ébranler la puissance iranienne », a quant à lui conclu le chef d’état-major des forces armées iraniennes, Mohamed Hussein Baqeri.





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JeuneAfrique

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