[Société] Risque requin : la préfecture reconduit l’arrêté d’interdiction de baignade et d’activités nautiques

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Comme nous l’évoquions dans notre dossier de samedi dernier, l’interdiction de baignade et d’activités nautiques hors lagons et zones protégées n’est pas prêt de prendre fin. La préfecture vient de la reconduire, par un arrêté daté de ce 13 février 2019. Il est ainsi renouvelé chaque année depuis juillet 2013. 

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Samedi dans nos colonnes, le préfet Amaury de Saint-Quentin rassurait : “cet arrêté n’a pas vocation à devenir définitif”. Cet arrêté en question, c’est celui vient d’être renouvelé ce jour, et qui concerne l’interdiction de baignade et d’activités nautiques (surf, bodyboard, bodysurf, longboard, paddleboard) sur le littoral réunionnais. Seules exceptions, comme d’habitude : les lagons, les espaces aménagés et surveillés hors lagon, ainsi que les “zones d’expérimentation opérationnelles” (et ce, seulement en cas de conditions environnementales adaptées et de déploiement d’équipements spéciaux de réduction du risque). 

Cet arrêté, pris pour la première fois en juillet 2013, et reconduit chaque année, n’a donc plus grand-chose de provisoire, au bout de presque sept ans. Il est motivé par plusieurs raisons mentionnées dans le texte. Parmi elles, les résultats de l’étude CHARC, qui ont fait état d’un “déséquilibre de l’écosystème marin sur la côte Ouest et de la présence de requins tigre et bouledogue tout autour de La Réunion”, ou encore la “persistance d’une présence régulière de requins potentiellement dangereux aux abords des côtes réunionnaises”.

Mais la préfecture rappelle aussi le nombre d’attaques qui ont “concerné diverses catégories d’usagers de la mer”, de celle du 19 septembre 2011 à la dernière en date, mortelle, le 30 janvier. Soit 17 attaques. 

Enfin elle reconnaît dans cet arrêté “l’impossibilité de supprimer totalement le risque d’attaque de requin”, et évoque un peu plus loin les efforts pour le réduire “dans certains espaces protégés” à l’aide de dispositifs de surveillances, d’installation d’équipements, de pêche sélective ou de prélèvement des espèces dangereuses et non protégées. Elle considère par ailleurs que ces expérimentations de réduction du risque actuellement en cours, “notamment à l’extérieur du lagon”, doivent encore être évaluées “par une poursuite progressive et encadrée en situation opérationnelle”. 

 

 



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