Polémique autour d’une levée de fonds pour le Yemen

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Certaines personnes protestent contre l’organisation Société Solidarité Pauvreté, située à Médine Camp- de-Masque, pour avoir organisé  des levées de fonds pour le Yémen et la Syrie. Elles soutiennent que cette organisation ne détient aucune autorisation pour le faire.

Un pamphlet de l’association circule sur des réseaux sociaux depuis un mois, portant le message suivant :

«  GRT / SSP Projet Distribution par jour de 5000 pièces du Pain Yéménite dans tous banne camp réfugié ki trouve dans Yémen Pour 3 Rupee seulement ou capave faire ou donation par versement @ MCB numéro compte 000…. »

La rédaction a vérifié auprès de la police qui nous confirme que l’organisation ne détient aucune autorisation pour une telle levée de fonds.

L’inspecteur Shiva Coothen, responsable du Police Press Office, indique qu’aucune personne ni organisation n’a le droit d’effectuer une levée de  fonds sans autorisation du commissaire de police. Dans le cas contraire, la personne risque d’être arrêtée et poursuivie. Elle est passible d’une amende et d’un emprisonnement. Il demande au public de vérifier si ceux qui font cette levée de fonds détiennent l’autorisation nécessaire sous la deuxième cédule de l’Article 3(4) de la Public Collection Act et si la dite autorisation porte le sceau du bureau du commissaire.

Nous avons également sollicité le point de vue de M. Abdool Nasser Hosenally, le président de la Société Solidarité Pauvreté. Elle nous confirme que cette société, créée en 2014, a l’habitude d’organiser des levées de fonds et de recueillir des provisions et du matériel scolaire pour aider les plus démunis, mais notre interlocuteur ignorait qu’il fallait obtenir l’autorisation préalable du commissaire de police   concernant la collecte de fonds.  Pour l’opération en faveur des Syriens et des Yéménites, il explique « que cette opération est menée avec l’accord du Global Relief Trust qui a son siège en Grande-Bretagne. Nous allons aujourd’hui même faire une demande auprès la police pour obtenir une autorisation », précise M.Hossenally.



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Defi Media

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