« Le pouvoir voulait libérer un prisonnier d’opinion encombrant » – JeuneAfrique.com

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Le blogueur algérien Merzoug Touati avait été arrêté le 25 janvier 2017. © Facebook / Merzoug Touati


Arrêté en janvier 2017 et condamné à sept ans de prison pour intelligence avec une puissance étrangère, le blogueur Merzoug Touati a été libéré lundi 4 mars. Il raconte à Jeune Afrique ses conditions de détention et livre son analyse de la contestation qui secoue l’Algérie depuis près d’un mois.


Lundi 11 mars, la scène est surréaliste. Alors que des juges du tribunal de Béjaïa défilent dans la rue pour l’indépendance de la justice et la chute du régime Bouteflika, Merzoug Touati reconnaît, en première ligne du cortège, le magistrat qui l’a condamné lors de son premier procès. Il hurle : « C’est lui ! C’est lui le juge qui m’a injustement condamné ! C’est lui le juge qui m’a condamné sur un coup de téléphone de ses maîtres ! » Confondu, l’homme de loi est contraint de quitter la manifestation.

Libéré une semaine plus tôt, le jeune activiste dit à Jeune Afrique qu’il n’est « pas dupe ». « Le pouvoir a décidé de me libérer car il voulait se débarrasser d’un prisonnier d’opinion encombrant, à l’heure où il commence à faire face à un mouvement de protestation national. Toutes les grandes organisations de défense des droits de l’homme ont dénoncé mon arrestation et réclamé ma libération. »

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