les données d’une boîte noire transmises aux enquêteurs éthiopiens – JeuneAfrique.com

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Les données contenues dans l’une des deux “boîtes noires” du Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airways qui s’est écrasé dimanche dernier près d’Addis-Abeba ont été téléchargées et remises aux enquêteurs éthiopiens, a annoncé le 16 mars le Bureau français d’enquêtes et d’analyse.


« L’enquête (…) requiert une analyse minutieuse et un temps considérable pour parvenir à des conclusions concrètes », a déclaré la ministre Dagmawit Moges au cours d’une conférence de presse à Addis Abeba.

Les boîtes noires de l’appareil, qui sont cruciales pour comprendre les causes d’un crash, ont été envoyées en France pour être décryptées par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français.

Les données de celle qui enregistre les conversations et les bruits d’ambiance dans l’avion (CVR, Cockpit voice recorder) ont été récupérées et remises aux enquêteurs éthiopiens présents à Paris, a indiqué samedi le BEA sur son compte Twitter.
Le BEA précise également que « le travail technique sur le FDR reprendra demain (dimanche) ». Le FDR ou « Flight Data Recorder » est un enregistreur qui conserve les données du vol. Le téléchargement des données de l’enregistreur des conversations à bord du cockpit de l’appareil a pris plusieurs heures.

L’accident de dimanche a provoqué la mort des 157 personnes à bord, de 35 nationalités. C’est le second en moins de cinq mois pour le Boeing 737 MAX 8, désormais cloué au sol dans de très nombreux pays, dont les États-Unis.

Dans des circonstances similaires, un avion du même type de la compagnie indonésienne Lion Air s’était abîmé en mer en octobre au large de l’Indonésie, faisant 189 morts. Le rapport d’enquête préliminaire sur les causes de ce crash avait été publié un mois environ après l’accident.

Identification des victimes

La ministre éthiopienne des Transports a par ailleurs indiqué samedi que l’identification des victimes du crash, grâce à des analyses ADN, « va prendre approximativement 5 à 6 mois ». Elle sera effectuée en faisant correspondre l’ADN des restes des victimes collectés sur le lieu de crash, à quelque 60 km à l’est d’Addis Abeba, avec des échantillons ADN soumis par les familles. Ces proches peuvent envoyer des échantillons ADN à Addis Abeba ou dans n’importe quel bureau d »Ethiopian Airlines, selon la ministre.

Un document transmis samedi aux familles des victimes par la compagnie aérienne Ethiopian Airlines et dont l’AFP a vu une copie, indique que les effets personnels collectés sur le lieu du crash seront remis aux proches dans « approximativement deux mois » et les certificats de décès dans deux semaines.

La personne ayant partagé le document avec l’AFP a indiqué que son parent décédé est de confession juive et que ses funérailles ne peuvent dès lors pas avoir lieu sans ses restes. Le délai de six mois est donc difficile à accepter pour la famille, selon cette source.

Dans le document, Ethiopian Airlines indique que les familles peuvent prélever de la terre collectée sur le site du crash et qu’elles recevront ensuite une attestation leur permettant de passer les douanes sans encombre.





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JeuneAfrique

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